NAMIBIE
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DES ONG EN JUSTICE POUR BLOOUER UN PROJET D'URANIUM
(03/07/2007)
Des organisations de défense des droits de l'Homme du Malawi ont entamé le
7 juin une action en justice contre la compagnie minière australienne
Paladin et le gouvernement du Malawi pour bloquer un projet d'extraction
d'uranium dans ce pays, évalué à $ 185 millions. « Nous avons obtenu une
injonction contre Paladin et contre le gouvernement du Malawi pour
non-respect des procédures concernant l'extraction d'uranium , a déclaré
John Chawinga, secrétaire de la Commission catholique pour la paix et la
justice, l'une de ces ONG réunies en coalition. " Nous avons énuméré douze
sujets d'inquiétude que nous souhaitons voir clarifiés par le gouvernement
et la compagnie ", a-t-il expliqué, ajoutant que la coalition souhaitait
en particulier que le gouvernement « réexamine" une étude sur les
conséquences écologiques du projet. Paladin Africa, filiale du groupe
australien Paladin Resources, a reçu en avril une licence d'extraction
minière, après la signature avec le gouvernement d'un accord sur 10 ans
pour ce projet. En cas d'extraction minière à Kayelekera, à 40 km à
l'ouest du district de Karonga, les associations craignent une pollution
du lac Malawi, troisième plus grand lac d'Afrique et source d'eau potabIe,
de ressources poissonnières et d'emploi pour des millions d'habitants. M.
Chawinga a également évoqué les risques d'une " exposition aux radiations"
pour la population qui pourrait, selon lui, avoir « des conséquences
catastrophiques pour les générations futures ». Un responsable de Paladin,
Martin McAllen, a récemment affirmé qu'aucune eau usée ne serait «
directement rejetée dans l'environnement ou les rivières ". « Elle sera
retenue et stockée dans des étangs conçus à cet effet », a-t-il assuré. Un
porte-parole du ministère de l'Énergie et des mines, Charles Msosa, a de
son côté assuré que le gouvernement s'était conformé à la réglementation
environnementale. L'uranium devrait rapporter au Malawi $ 220 millions par
an en exportations, soit 10 % du PIE et 40 % de la valeur actuelle des
exportations. Une audience a été fixée au 19 juin à Lilongwe, capitale
administrative du pays. (AFP)
Le président Pohamba plaide pour une « une plus-value locale »
(13/11/2006)
Le président namibien Hifikepunye Pohamba a exhorté le diamantaire
sud-africain De Beers à installer des unités de taillage et de polissage
des diamants dans son pays pour lui assurer « une plus-value locale » sur
ses ressources naturelles. « La taille et le polissage de nos diamants ont
longtemps été réservés au profit de ceux qui vivent en dehors de nos
frontières », a déclaré M. Pohamba le 26 octobre au cours d'un dîner en
présence du président de De Beers, Nicky Oppenheimer, soulignant que De
Beers avait partout « tiré de la richesse de ce continent ». « En tant
qu'actuels et futurs dirigeants de De Beers, je vous implore de prendre en
considération la situation difficile de nos populations qui sont
propriétaires de ces diamants produits ici et vendus sur le marché mondial
».
De Beers et le gouvernement namibien sont copropriétaires de la firme
diamantaire namibienne Namdeb et sont engagés dans des négociations pour
renouveler un accord de vente renégocié tous les cinq ans. B
Des banques «
namibianisées »
(09/10/2006)
Les participations sud-africaines dans certaines banques namibiennes
devraient prochainement être revues à la baisse afin de les «
namibianisées », pour reprendre les termes du Parlement. Ces
participations devraient passer de 81,7 % à 55 % dans la Nedbank Namibia,
et de 60 % à 55 % dans la National Bank of Namibia, dans le cadre
d'accords de « black empowerment » (qui favorisent la montée en puissance
de la population noire dans l'économie). La Standard Bank devrait suivre
le même chemin.
Parallèlement, l'Association des banquiers de Namibie a dû défendre ses
pratiques tarifaires en affirmant que les frais de dossiers et les prix
des services appliqués par chaque banque commerciale dans le pays étaient
en accord avec les pratiques tarifaires acceptées et que ni cartel ni
collusion n'existaient dans le pays. S'exprimant le 26 septembre devant le
Comité économique
du Parlement, l'association s'est bien gardée d'entrer dans les détails
de ces charges. Mais il a expliqué que cette perception par les clients
venait du fait qu'ils utilisaient les « mauvais » comptes bancaires : les
gens paient moins quand ils utilisent des comptes d'épargne qui limitent
le nombre de retraits gratuits par mois.
Les parlementaires déplorent le manque de produits destinés aux
populations à faible revenu. Un parlementaire considère ainsi qu'il faut
remettre au goût du jour « les bons vieux carnets d'épargne des agences
postales, où les écritures sont faites à là main et les clients peuvent
voir combien a été épargné et combien retiré ». 43 % des Namibiens n'ont
pas de compte bancaire. H
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