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BURKINA
FASO
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LES GRANDES
AMBITIONS DU BURKINA
(15/01/2007)
Avec un sous-sol
regorgeant notamment d'or, de zinc, de plomb, de manganèse et de cuivre,
le Burkina Faso a l'ambition de devenir un pays minier. Pour y parvenir,
il a entrepris d'attirer les investisseurs, à travers la troisième édition
des fournées de promotion minières (Promin' 2006), organisées du 5 au 8
décembre dernier. Les perspectives qu'offre le secteur suscitent beaucoup
d'espoirs chez les Burkinabé.
Après avoir adopté un nouveau code minier en mai 2003, le Burkina peut
s'enorgueillir de voir son sous-sol susciter encore des convoitises. Le
nouveau code remplace celui de 1997, mais reprend pour l'essentiel les
dispositions introduites la même année afin de rendre plus attractives la
recherche et l'exploitation des ressources minérales du pays. Fin
septembre 2006, le nombre de titres miniers et autorisations valides était
de 371, dont 252 permis de recherche, trois permis d'exploitation
industrielle, un permis d'exploitation artisanale semi-mécanisée, 88
autorisations d'exploitation artisanale traditionnelle et 27 autorisations
d'exploitation de carrières.
Un sous-sol dominé par Cor
L'exploitation et la commercialisation du métal jaune, troisième produit
d'exportation burkinabé après le coton et l'élevage, représente
actuellement 8 % du Produit intérieur brut (PIB) et emploie près de
200000 personnes. Entre 1986 et 2004, 16 tonnes d'or ont été traitées
artisanalement pour un revenu global de FCFA 36 milliards injectés dans
l'économie nationale. La production annuelle d'or est passée de 1 637 kg
en 1994 à 869 kg en 1999 puis de 553 kg en 2000 à 390 kg en 2002. Selon l'Onac,
les exportations d'or s'élevaient en 2003 à FCFA 1,370 milliard et ont
atteint 1,08 milliard en 2004 et 1,6 milliard en 2005.
D'autres sites dont celui de Mana (Semafo) ou d'Essakane (Orezone),
potentiellement l'un des sites les plus importants en Afrique avec des
ressources estimées à 55,6 tonnes d'or, sont en phase d'exploration. Les
derniers travaux de construction de mines ont concerné les sites aurifères
de Taparko (High River Gold Mines Ltd), de Kalsaka (Cluff Mining) et de
Vbuga (Burkina Mining Company). Au total, c'est un investissement
d'environ FCFA 68 milliards qui a été réa-
lisé sur ces sites. Ces trois sociétés minières produiront annuellement
presque 8 tonnes d'or, créeront 864 emplois et contribueront pour FCFA 4
milliards de recettes directes annuelles au Trésor public.
Le gouvernement a annoncé fin novembre la mise en valeur d'un important
gisement d'or à Taparko, au Nord du pays, avec des réserves estimées à
quelque 7 millions de tonnes pour une exploitation d'une durée de 7 ans.
Son exploitation sera assurée par la Société des mines de Taparko (Somita).
Environ FCFA 35 milliards seront injectés dans l'achat d'équipements et
dans la réalisation des travaux de mise en valeur du gisement, dont la
Somita espère extraire son premier lingot d'or en 2007. Quant à Youga, ses
premiers lingots sont attendus en juillet.
Renaissance de Perkoa
La mine de Perkoa (située à 120 km à l'Ouest de Ouagadougou) et dont les
réserves sont estimées à 6 millions de tonnes devrait permettre au Burkina
de figurer parmi les rares pays africains producteurs de zinc. Aim
Ressources (Australie) prévoit d'y investir FCFA 30 milliards. La
production annuelle (qui doit démarrer en 2007) sera de 160000 tonnes de
concentré à 55 % de zinc et 70 000 tonnes de zinc métal. En plus des
recettes qu'elle générera pour l'État (qui escompte un revenu de FCFA 100
milliards), la mine qui sera exploitée sur une durée de 15 à 17 ans,
devrait générer 300 emplois directs et 1 500 indirects. Des perspectives
encourageantes
Autre ressource : les phosphates. Le gisement de phosphates à Kodjari
possède 30 millions de tonnes de réserves. Le gisement du manganèse à
Tambao possède 19 millions de tonnes de réserves pour une production de
moins de 100000 tonnes par an, mais n'est pas en production en raison de
l'absence du chemin de fer Kaya-Tambao. Au Nord du Burkina Faso, les
richesses minières de la zone comprennent l'or avec l'existence de
nombreux sites d'orpaillage. La ceinture de Bouroum-Yalogo couramment
appelée le « Y» du Burkina recèle de nombreux gisements d'or. Des
recherches prometteuses confirment l'existence de gisements dans l'Oudalan,
dans les Baie, et ceux de manganèse à Baliata. On évoque également des
indices de diamant dans la région de Barsalogo et dans la rivière (Comoé),
de cuivre à Diénémera-Sud, Gongady, et de bauxite (Para).
Tiego Tiemtore
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