BURKINA
FASO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                     

BURKINA : L'QNATEL FINALEMENT PRIVATISÉ
( 22/01/2007 )

Depuis le 28 décembre, le groupe Maroc Télécom (qui a été préféré à France Télécoms) est le nouvel actionnaire majoritaire de l'Office national de télécommunications du Burkina (Onatel). Maroc Télécom (filiale à 51 % du Français Vivendi) a été retenu pour le rachat de 51 % du capital de l'Onatel pour un montant de FCFA 144 milliards. La filiale de Vivendi reproduit à quelques différences près le schéma en vigueur en Mauritanie depuis 2001, date de la prise de contrôle de 54 % du capital de Mauritel.
Le nouveau schéma de privatisation prévoit, après la vente de 51 % du capital à l'opérateur stratégique, de céder 20 % au public (par le biais de la Société burkinabé d'intermédiation financière), 6 % aux travailleurs de la société et enfin 23 % à l'État.
« Nous sommes fiers que Maroc Telecom ait été désigné comme partenaire stratégique de l'Onatel une entreprise solide qui dispose d'un important potentiel de croissance. Maroc Telecom mettra tout en œuvre pour en faire un opérateur de référence au niveau régional », a dédaré, à l'occasion, Abdeslam Ahizoune, le président du directoire de Maroc Telecom.
Pour attirer plus d'investisseurs le gouvernement, qui ne voulait céder que 34 % à l'investisseur stratégique, a fini par céder aux propositions des candidats qui demandaient 51 %. Malgré ces nouvelles propositions, la commission de privatisation avait jugé infructueuses en 2005 les offres proposées par la dizaine d'investisseurs. En mai 2006, la liste restreinte retenait sept investisseurs : Detecon (Allemagne), Essar Téléholdings (Inde), France Telecom (France), Maroc Telecom (Maroc), Monaco Telecom (Monaco), Saudi Telecom (Arabie Saoudite) et Sistema/MTS (Russie). Après un nouvel appel d'offres international, Maroc Telecom sera retenu.
La société, qui a investi plus de FCFA 10 mil­liards ces deux dernières années pour améliorer son réseau mobile, enregistre une progression annuelle de son chiffre d'affaires d'au moins 14 %. En 2005, le chiffre d'affaires réalisé avec sa filiale, Telmob, est de FCFA 67,4 milliards. En
quatre ans, environ FCFA 22 milliards ont été versés à l'État au titre d'impôts et dividendes. L'entreprise revendiquait fin décembre plus de 450000 abonnés à la téléphonie mobile, soit une part de marché de 40 %, et plus de 100 000 clients au téléphone fixe. Grâce à l'emprunt obligataire (2005-2011) de FCFA 16 milliards, lancé en juin 2005, l'office disposera d'ici à 2008, de 125 728 lignes fixes et 235 000 abon­nements supplémentaires au mobile et projette de porter ce dernier chiffre à 550 937 dans 5 ans.
Le Syndicat national des télécommunications qui s'opposait à la privatisation, proposait une option sans partenaire stratégique, s'appuyant sur l'actionnariat national et sous-régional et le report de l'ouverture du monopole sur le fixe et l'international après la privatisation. Alors qu'un audit effectué récemment aurait recommandé la suppression de près de la moitié du personnel, le gouvernement s'est voulu rassurant : « pas de licenciement ».
Tiego Tiemtoré