BURKINA
FASO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                     

BURKINA FASO : DÉMARRAGE DES TRAVAUX DU BARRAGE DE SAMANDÉNI
(24/02/2007)

Le gouvernement burkinabé va démarrer courant avril les travaux d'un des plus ambitieux projets hydro-agricoles, le Programme de déve­loppement intégré de la vallée de Samandéni.
Il est prévu la construction d'un barrage d'une capacité de 1,05 milliard de m3 pour une production d'électricité de 16 gigawatts. Quelque 21 000 ha de terres irriguées seront aménagées avec à la clé 100000 emplois et 500000 tonnes de productions agricoles annuelles. Coût du programme : FCFA 181 milliards, dont 65 milliards pour la lère phase. Ce barrage se présente comme le troisième plus grand barrage du pays après ceux de Bagré et Ziga. Le plan d'eau créera une zone humide de plus de 150 km2, une véritable mer au Sahel, toutes choses propices au développement et à la conservation de la biodiversité et des activités de production.
Une fois le barrage construit, le gouvernement mettra en place, dans le cadre du présent programme, une zone agro-industrielle pour l'installation d'unités modestes de transformation et de conservation. À terme, les investissements, toutes natures confondues, offriront par an plus de 300000 tonnes de produits agricoles, 2 millions de litres de lait, 2000 tonnes de viande. Pour la pêche, il est attendu une production d'environ 1 000 tonnes par an. Enfin, une zone touristique et sportive (sport nau­tique) sera mise en place.
Pour le ministre en charge de l'Agriculture, Salif Diallo, « le développement intégré de la vallée de Samandéni, joyau attendu depuis plus de trente ans, va contribuer à faire reculer la pauvreté rurale et créer les conditions d'une grande production ».
Parmi les bailleurs de fonds figurent la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, la Banque islamique de développe­ment, le Fonds Abu Dhabi pour le développement, le Fonds koweïtien, le Fonds saoudien pour le développement, la Banque ouest-africaine de développement et la Cedeao.
Tiego Tiemtoré