BURUNDI
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                     

Le complexe textile renaît de ses cendres
(03/07/2007)

Fermé depuis près d'une année pour cause de faillite, le Complexe textile de Bujumbura (Cotebu) est en voie d'être cédé aux investisseurs privés. Pour attirer ces derniers, l'État a décidé en mai d'éponger ses dettes envers les banques commerciales et de renouveler l'outil de production en état de vétusté. Le même mois, la ministre des Finances, Denise Sinankwa, a signé une ordonnance transférant les actions de Cotebu détenues par l'État aux différentes banques commerciales, grandes créancières de cette unique industrie textile du pays. Ces établissements de crédit deviennent ainsi actionnaires de l'entreprise renaissante, Avant de mettre la dé sous le paillasson, l'entreprise devait près de $ 5 millions au consortium bancaire. « L'État n'ayant pas d'argent liquide pour relancer les activités de son industrie textile en faillite, il a naturellement choisi de la privatiser, après avoir épongé sa lourde dette, pour la rendre plus vendable », explique Gabriel Ntise­zerana, vice-président chargé des questions économiques. Créé en 1978 grâce à la coopération chinoise, le Cotebu renaît aussi grâce à la Chine qui promet de renouveler ses vieilles machines avant fin 2007. La mesure réjouit particulière­ment les 2 000 ex-employés de l'usine. En chômage depuis plusieurs mois, ils espèrent enfin être réembauchés par les nouveaux repreneurs. Mais avant cela, ils réclament à l'État près de $ 2 millions d'indemnités.
Jean-Bosco Nzosaba