CONGO BRAZ.

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ACTUALITES        ECONOMIQUES AU CONGO BRAZZAVILLE

Convention de recherche avec la marocaine Managem
(04/02/2008)

Le gouvernement congolais et la société marocaine Managem ont signé, début janvier à Brazzaville, une convention pour la prospection de l'or dans le Kouilou, région au Sud du Congo. Le président directeur général de la société, Abdellaziz Abarro, a précisé que Managem « a une longue expérience dans la recherche de l'or sur le continent », et rappelé que le groupe minier, présent au Maroc depuis plusieurs décennies, opère également en RD Congo, en Mauritanie, au Gabon, en Tunisie et en Guinée-Conakry. La société Managem entend recruter une trentaine de Congolais. La convention dispose qu'« en cas de découverte de gisements d'or ou d'autres substances minérales exploitables », les deux parties signataires concluront une " convention pour définir les conditions et modalités de leur exploitation ".
Elle devra comprendre l'engagement des deux parties à constituer une société d'exploitation de droit congolais dont 90 % de parts du capital social seront détenues par la société Managem et 10 % attribuées à l'État congolais.
La zone de prospection d'or concernée par ladite convention est celle de Les Saras, une gare ferroviaire où l'or est déjà exploité artisanalement, à une centaine de kilomètres de la ville portuaire de Pointe-Noire, dans le massif forestier du Mayombe.
Christian Tsoumou

 

Lancement de Warid Congo
(28/01/2008)

La société de téléphonie mobile Warid Congo a lancé officiellement, le 10 janvier à Brazzaville, ses activités dans le pays en présence du chef de l'État congolais, Denis Sassou Nguesso et du président directeur général de Warid Télécom, le Cheikh Nahayan Mabarak Al Nahayan des Émirats Arabes Unis, Warid prévoit de couvrir 44 localités au Congo où, pour son implantation en décembre 2007, elle a déjà dépensé $ 79 millions. Elle projette d'investir cette année près de $ 35 millions, et environ 60 millions pour la période allant de 2009 à 2013. Selon le nouveau ministre congolais des Postes et télécommunications, Thierry Moungala, « l'arrivée de Warid Congo est, sur le plan technique, une des conséquences de la mise en œuvre d'une politique de régulation du secteur des télécommunications ", qui a fait passer le Congo « d'une situation de monopole intégral dans ce secteur, à une situation concurrentielle et réglementée; ce cadre juridique a favorisé le développement de l'investissement privé». Pour sa part, le Cheik Nahayan Mabarak Al Nahayan, qui a remis au président la première carte SIM de sa société, a manifesté le désir de faire de Warid Congo « la première société de téléphonie mobile au Congo et même en Afrique », avant de d'exprimer son intention d'investir également dans l'hôtellerie et la lutte contre le VIH/Sida au Congo. Avec un capital de FCFA 10 millions (enyiron € 15 24) Warid Congo" qui entend « offrir des services de qualité à faible coût», est la troisième société de téléphonie mobile à s'installer au Congo après Celtel Congo en 1998 et Libertis (actuel MTN) en 1999,
Christian Tsoumou

 

Les Sud-Coréens autorisés à construire une cimenterie
(21/01/2008)

Le gouvernement congolais a accordé, le 14 décembre à Brazzaville, une attestation provisoire d'installation à la société sud-coréenne Conko Cement Co Ltd (CKC), pour la construction d'une cimenterie à Madingou, gare ferroviaire située à environ 300 km au sud de Brazzaville. « Tous les points de négociations avec les partenaires Malaisiens et Coréens regroupés au sein du Consortium Congo Malaisie Korea (CMKC) ont abouti, qu'il s'agisse du projet Congo Rail ou des autres projets structurants tel que l'agroforesterie»,
a déclaré le ministre congolais du développement industriel, Emile Mabonzo, lors de la cérémonie de signature et de remise de l'attestation au président du CMKC, Chung Dong Wan. Cette nouvelle cimenterie aura une capacité annuelle dé production de 500 000 tonnes. Elle sera construite sur un terrain de 100 ha, à fournir par le gouvernement congolais. Le coût des investissements est estimé à $ 100 millions.
Christian Tsoumou

 

Vers la réhabilitation du Mbamou Palace
(21/01/2008)

La Banque de développement des États d'Afrique centrale (BDEAC) a accordé le 19 décembre à la société Immo-Congo un prêt de FCFA 6,5 milliards (€ 9,9 millions), pour la réhabilitation du plus grand complexe hôtelier du Congo, le Mbamou Palace, situé près du fleuve à Brazzaville et détruit lors de la guerre civile de 1997. « La BDEAC est fière de s'engager en vue de contribuer à combler un vide, celui de l'absence dans la capitale congolaise d'une structure hôtelière de catégorie cinq étoiles, recherchée par une clientèle d'affaires, fidèle au haut standing ", a déclaré le président de cette institution, Anicet Georges Dologuélé. Un immeuble moderne de 16 niveaux sera construit sur une surface totale de 16800 m', avec une capacité d'accueil de 194 chambres. Selon le directeur général de la société Immo-Congo, Jean-Charles Stragier, le chantier a commencé à être installé en octobre 2006 et est entré aujourd'hui en pleine phase de reconstruction du gros œuvre. La partie hébergement sera terminée en août 2008, date à laquelle Brazzaville accueillera des invités de marque dont des chefs d'État, pour les festivités du 48' anniversaire de l'accession du Congo à l'indépendance,lel5 août 1960.
Christian Tsoumou

 

Marnbili Wood investit dans le Nord
(03/07/2007)

La société congolaise Mambili Wood a prévu d'investir FCFA 3,318 milliards pour la mise en valeur d'une Unité forestière d'aménagement (UFA) couvrant 174833 hectares de forêts dans la Cuvette, région Nord du Congo. La produc­tion de grumes attendue est de 54938 m3 par an dont 85 % seront transformés sur place et 15 % destinés à l'exportation, conformément au nouveau code forestier du Congo. La mise en valeur de cette UFA a fait l'objet de la signature d'une « convention d'aménagement et de transformation industrielle du bois », par le ministre congolais de l'Économie forestière, Henri Djombo et le directeur général de Mambili Wood, Charles Omboumahou. Mambili Wood doit mettre en place une unité industrielle comportant une scierie d'une capacité annuelle de 13 000 m3 et des unités de récupération, de menuiserie et de moulurage. Près de 160 emplois permanents seront ainsi créés d'ici 2011.
D'une durée de 10 ans renouvelable, cette convention prévoit également la mise en œuvre par la société Mambili Wood, en collaboration avec l'administration forestière congolaise, d'un programme de lutte contre le braconnage, à travers la création et le financement d'une Unité de surveillance et de lutte anti-braconnage (Uslab). Le bois est, après le pétrole, la deuxième source de revenu du Congo dont la production a atteint en 2006 environ 1,7 million de m3 Le pays dispose de 20 millions d'hectares de forêt couvrant les deux tiers des 342000 km2 du territoire national.
Christian Tsoumou

 

Un port de pêche de $ 46 millions à Pointe Noire
(07/04/2007)

L'État congolais et la société américaine Shaw Brothers vont construire, pour un coût de $ 46 millions, un port de pêche dans la capitale économique du Congo, Pointe-Noire, dans le Sud du pays.
Le coût global du port, qui sera construit dans un site en partie inondé en mer, sera réparti entre le Congo et les investisseurs de ladite société américaine. Le Congo interviendra à hauteur de $ 34 millions, soit 75 % du coût total, y compris le site déjà consenti. Shaw Brothers contribuera à concurrence de $ 11 millions, soit 25 %, avec cinq bateaux de pèche et des équipements. L'objectif est d'arrêter les importations de poisson, qui coûtent au pays quelque FCFA 100 milliards par an.
Christian Tsoumou

Sicofor réhabilite une usine

La Société chinoise d'exploitation forestière Si no Congo Forêt (Sicofor) a mis en service à Pointe­Noire une usine de déroulage de bois, entièrement réhabilitée, avec une capacité de production de 18000 m3 de placage par an contre 15000 m3 auparavant. Près de 9 000 m3 de grumes par mois seront nécessaires pour le fonctionnement de cette usine dont la réhabilitation a coûté FCFA 2 milliards à Sicofor, qui avait racheté les actifs d'une autre société chinoise, Man Fai Tai. À court terme, cette usine va bénéficier d'une extension par la mise en place d'autres chaines qui porteront la production à environ 30000 m) de placage par an. L'inauguration de cette usine par le ministre congolais de l'Économie forestière, Henri Djombo, est la première d'une longue série, a annoncé le directeur général de Sicofor, Philippe Zhang. Des ex­perts chinois sont déjà à Pointe-Noire pour attendre le matériel. La société Sicofor bénéficiera de l'appui financier d'une banque chinoise pour un montant total de nouveaux investissements sur trois ans au Congo estimé à près de FCFA 22 milliards. Une convention el' aménagement et de transformation a été signée le 5 octobre 2006 entre l'État congolais et la Sicofor à qui ont été attribuées cinq unités forestières d'exploitation d'une superficie de 803 618 hectares dans le Sud du pays.
C.T.
 

CONGO-BRAZZAVILLE : FORTE BAISSE DU RENDEMENT DE LA CORAF
(30/03/2007)

La Congolaise de raffinage veut améliorer ses rendements avant de se privatiser.
 Le rendement de la Congolaise de Raffinage (Coraf) est en forte baisse, du fait de la vétusté de ses installations. « Aujourd'hui, la raffinerie est devenue obsolète. Son rendement en produits blancs (essence, super, kérosène, pétrole lampant) est tombé à 36,49 %. La Coraf produit beaucoup plus de fuel lourd. Il faut des milliards de francs CFA pour remettre cette raffinerie aux normes internationales. Compte tenu de l'état des installations, il est difficile techniquement de réaliser ce qui était prévu. L'état dans lequel se trouvent les bacs ne permet plus de les remplir que jusqu'à une certaine hauteur », a expliqué le directeur technique de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), Jerôme Mountou.

Filiale de la SNPC depuis quelques années, l'unique raffinerie du Congo, la Coraf, a démarré ses activités le 11 décembre 1982 à Pointe-Noire. « La Coraf remplit, certes, sa fonction de raffinage, mais elle a vieilli et il faut l'aménager », a-t-il souligné, précisant que la raffinerie a une capacité installée de traitement de 1 million de tonnes de brut par an. Mais, à cause de la vétusté de ses installations, elle ne traite plus que 500000 à 600000 tonnes.« L'entretien de ses bacs n'a pas été suivi de manière efficiente et actuellement l'usine fonctionne et produit ce qu'elle peut. »
Le gouvernement est obligé de recourir aux importations afin de satisfaire les besoins nationaux en produits pétroliers. De FCFA 16 milliards, le déficit enregistré au sein de la Coraf est passé à 60 milliards en 2006. Ce qui a conduit à une hausse de 11 % du prix à la pompe des produits pétroliers dans le pays. Les autorités congolaises ont ainsi envisagé la privatisation de la Coraf, par l'ouverture de son capital. « Mais on ne peut pas vendre un outil délabré, parce qu'on fera de la moins-value », estime M. Mountou, relevant que la raffinerie ne gagne pas d'argent parce que les prix de vente des produits blancs sont fixés par une loi qui ne tient pas compte de certains paramètres. « Quand on compare le prix au niveau de la distribution, il n'est pas en adéquation avec le prix de revient de la Coraf. On y intègre essentiellement le prix d'achat du brut qui est celui du prix international », a conclu M. Mountou.
Christian Tsoumou


 

LE SECTEUR DE L'ASSURANCE  BAT DE L'AILE
(06/11/2006)

Bien que libéralisé, le secteur des assurances n'a jamais véritablement décollé. L'impact des guerres y est pour quelque chose. Mais la cause principale de cette contre-performance réside dans le mauvais fonctionnement des intermédiaires.
Naguère monopole de la société d'État des Assurances et réassurances du Congo (ARC), créée en 1973 suite au départ définitif des succursales des compagnies d'assurances françaises, le marché des assurances a été ouvert à la concurrence en 1995. Deux sociétés privées ont été créées depuis la libéralisation du secteur : les Assurances générales du Congo (AGC) et la Nouvelle société internationale d'assu­rances (Nsia).
Dix ans plus tard, le secteur bat de l'aile. L'ARC et des AGC affichent depuis 2004 une situation financière peu brillante. Le 1er assureur, qui a gardé son statut d'entreprise d'État, a enregistré jusqu'au 31 décembre 2004 des arriérés sur émissions de plus de FCFA 10 milliards contre plus de 3 milliards pour les AGC. Pour Nsia, ces arriérés étaient relativement moins élevés en 2005, mais se sont situés légèrement au des­sus de la norme requise qui est de 20 %,
Une étude menée récemment par le Cabinet international de conseil en gestion d'assurances à la demande du gouvernement congolais indique qu'en 2004 et 2005, le déficit de couverture des engagements réalisés par les sociétés d'assurances était inégalement élevé. Pour l'ARC, le déficit a été de FCFA 18,5 milliards, soit 20 % de l'ensemble des engagements. Les AGC ont enregistré un déficit de FCFA 902 millions. Elles ont tenu leurs engagements à hauteur de 60 %. S'agissant de Nsia, le déficit de couverture s'est établi FCFA 410 millions. Cette situation financière difficile des sociétés d'assurances s'explique notamment par le mauvais fonctionnement des intermédiaires.
Le Congo compte quelque 13 sociétés de courtage et neuf agents généraux. Les sociétés de courtage travaillent avec n'importe quelle com­pagnie d'assurances, moyennant un arrêté d'agrément du ministre des Finances, alors que les agents généraux ne sont autorisés à mener leurs activités que pour le compte d'une seule et unique compagnie, a condition qu'ils soient
détenteurs d'un titre de nomination. Or, dans la plupart des cas, ces intermédiaires qui sont en contact direct avec les souscripteurs ne reversent pas régulièrement auprès des sociétés d'assurances les fonds versés par les tiers. Selon le rapport du Cabinet international de conseil en gestion d'assurances, les intermédiaires ont enregistré en 2005 des arriérés de plus de 50 %. Cette situation pénalise énormément les socié­tés d'assurances, qui ne peuvent verser les primes aux ayants-droits.
La Conférence inter-États du marché des assurances en Afrique (Cima), dont le Congo est membre, fait obligation à tous les États de renouveler chaque année la liste des intermé­diaires. Le Code des assurances prévoit une caution financière que chaque intermédiaire doit verser à l'État lors du renouvellement de son contrat de travail. Or, nombre des intermé­diaires ne respectent pas ces dispositions et exercent en toute illégalité. L'autorité de régulation du marché des assurances relevant du ministère des Finances ne dispose pas de moyens pour sévir contre les intermédiaires en situation irrégulière.
Plan de relance
La situation créée par les intermédiaires a des effets beaucoup plus négatifs pour l'ARC, consi­dérée comme la plus importante société d'assurances au Congo-Brazzaville. En effet, malgré sa longue expérience, l'ARC ploie sous le poids des difficultés financières renforcées par la mauvaise gestion et la pléthore d'effectifs. Cette entreprise quasiment en cessation de paiement et de dépôt de bilan est maintenue en vie par la volonté du gouvernement congolais qui veut disposer d'un établissement dans le secteur des assurances.
Face à ces difficultés qui risquent de plonger l'ensemble du secteur des assurances dans une crise à long terme, le gouvernement envisage
un plan d'action qui vise à redresser les équilibres de deux sociétés, l'ARC et les AGC. Ce plan, qui n'est pas encore évalué financièrement, vise à donner plus de pouvoir à la direction des assurances du ministère des Finances pour qu'elle contrôle et régule le secteur.
Le plan envisage le renforcement des contrôles de tous les intermédiaires, le respect des conditions légales d'accès au marché et la réactualisation des contrats de collaboration entre les compagnies et les intermédiaires afin que ceux-ci respectent leurs engagements. À long terme, le plan prévoit l'augmentation des émissions hors-pétrole en obligeant les entreprises à passer contrat avec les compagnies locales, afin d'éviter les délocalisations. Le plan envisage par ailleurs la fin du monopole de l'ARC sur les contrats des sociétés pétrolières.
Joseph Gouala