COTE D'IVOIRE

 

 

 

 

    

L'anacarde commercialisée via la bourse de Bombay
(18/12/2006)

L'Organe transitoire de l'interprofession de la filière anacarde (Otifa) a procédé la semaine dernière au lancement du système de commercialisation de la noix de cajou en Côte d'Ivoire. L'accent a été mis, au cours de cette cérémonie, sur les perspectives d'industrialisation du secteur et la création d'une bourse.
Désormais la noix de cajou ivoirienne sera donc commercialisée via la bourse de l'Inde, NCDEX. Plus de 88 % des exportations de la Côte d'Ivoire se font déjà avec ce pays. Sur le plan local, Atsé Kouassi, le PCA d'Audit contrôle expertise (ACE) qui a négocié le contrat avec l'Inde, va organiser la commercialisation de la noix de cajou en créant 17 points d'achat agréés, répartis dans les régions productrices. La qualité et le poids des récoltes seront déterminés exclusivement dans ces zones. Cette nouvelle méthode, selon M. Atsé Kouassi, réduira drastiquement le nombre pléthorique d'intermédiaires qui profitent d'au moins 70 % du prix pratiqué. Les producteurs devront désormais faire transiter leurs récoltes dans ces centres. Ils pourront ainsi, selon M. Amate, représentant de NC­DEX, recevoir au moins 50 à 60 % des prix cotés à Bombay au lieu de 30 % actuellement.
Une initiative d'autant plus inespérée qu'en dépit des opportunités et des performances de la filière ivoirienne, ( 1er producteur africain et 4e mondial avec 250000 tonnes de noix), souligne Touré Diabaté Massogbè, vice-présidente de l'Otifa, le secteur est en proie à une crise aiguë. Pis, cette situation s'amplifie chaque année du fait de la menace de surproduction au niveau mondial et de la baisse des prix, ajouté Mme Touré. D'où l'idée de passer au stade industriel pour la filière. L'Otifa a donc souhaité l'appui des officiels ivoiriens dans l'industrialisation de la filière et dans l'élaboration et l'adoption d'un code cajou « qui apportera des avantages spécifiques aux industriels et rendra l'activité plus rentable ».