COTE D'IVOIRE

 

 

 

 

    

Les diamants de la guerre en question
(15/01/2007)

Un groupe d'experts mandatés par l'Onu confirme la poursuite de la production et de l'exportation clandestine et illégale de diamants du Nord de la Côte d'Ivoire, administré par les rebelles, vers le Mali ou le Ghana. Et ce en violation d'un embargo des Nations unies. Dans un rapport remis au Conseil de sécurité, ces experts indiquent avoir « trouvé des preuves d'un tel trafic en Côte d'Ivoire. Ce trafic est notamment alimenté par des "acheteurs maliens " actifs dans la région diamantifère de Séguéla (Nord) », souligne le groupe d'experts, qui dit avoir observé « une activité continue » lors d'un survol de la zone en novembre.
Ce rapport tombe mal pour la rébellion des Forces nouvelles (FN), qui contrôle le Nord de la Côte d'Ivoire depuis septembre 2002. D'autant que les experts onusiens avaient précédemment souligné que « les diamants étaient une source de revenus importante pour les FN », provoquant une réaction de la rébellion ivoirienne qui avait alors en dénoncé une « information mensongère et infondée »