COTE D'IVOIRE

 

 

 

 

    

Appel à la réduction de la fiscalité

Les professionnels de la filière des oléagineuses ont réclamé à l'État ivoirien une réduction de la fiscalité sur les coûts de l'eau, de l'électricité et du gaz industriel. Ils souhaitent également la mise en place d'un fonds leur permettant l'accès au crédit afin d'améliorer des infrastructures de desserte comme les routes et les pistes d'accès aux plantations des 40 000 producteurs de régime de palme. Selon eux, les 300 000 tonnes d'huile produite annuellement par la Côte d'Ivoire sont largement insuffisantes eu égard aux potentialités de ce pays, qui n'arrive même pas à satisfaire le marché sous-régional pourtant fortement demandeur. Si rien n'est fait, le déficit de production d'huile dans la quasi-totalité des pays de la CEDEAO, actuellement de 500000 tonnes, pourrait atteindre 1,5 million de tonnes dans une vingtaine d'années, souligne le directeur général de Cosmivoire, Angora Tanoh.
La situation est tellement alarmante que les grandes entreprises Cosmivoire et Palmd du groupe SIFCA, qui pourtant arrivent à couvrir le marché national, tirent la langue. La société Trituraf, avec antérieurement une production de 20 000 tonnes d'huile, est sinistrée depuis le début de la crise ivoirienne en 2002. En outre, les professionnels du secteur pensent qu'il faut améliorer les rendements dans les plantations, la qualité des régimes et la productivité des usines.
Dans l'attente de solutions, la configuration actuelle profite aux pays asiatiques avec leurs raffineries pouvant produire plus d'1 million de tonnes d'huile de palme. Et le paradoxe, souligne le groupe SIFCA, est que toutes les études montrent que la Côte d'Ivoire a les moyens de combler ce déficit en multipliant par 3 voire 4 sa production d'huile,