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COTE D'IVOIRE
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STOCKER POUR AMÉLIORER LA
QUALITÉ
(11/12/2006)
La Côte d'Ivoire veut multiplier les constructions d'entrepôts pour
stocker ses fèves, ce qui lui permettrait de réduire les intermédiaires,
d'améliorer la qualité du cacao et de réduire le temps d'attente des
exportateurs. Une chose est sûre, il faut remettre sur pied, et vite, ce
secteur vital pour l'économie.
de se plaindre de la réduction des prix qui leur sont payés, et, in fine,
de leur pouvoir d'achat. Ils ne sont pas seuls à râler. Les exportateurs
s'irritent de livraisons contenant de plus en plus de fèves humides et
abîmées, un problème, disent-ils, directement lié au faible niveau des
prix payés aux planteurs.
Le Fonds de garantie des coopératives café-cacao (FGCCC) a déjà établi 19
entrepôts et ne compte pas s'arrêter en si bonne voie. « A long terme,
nous voulons de tels entrepôts dans toutes les
Le nouveau système d'achats vise à supprimer ces problèmes. Audit contrôle
et expertise (ACE), une compagnie de services financiers, responsable de
la vérification de la qualité des fèves, s'est vu charger de leur pesage
et classification en trois qualités, la plus basse étant réservée aux
régions cacaoyères », a indiqué Dieudonné Hardy Zahie, chef des relations
extérieures à la FGCCC. « Cette saison, nous devrions avoir 37 magasins et
atteindre les 55 pour la saison 2007/08 ».
Traditionnellement, des intermédiaires privés achetaient du cacao aux
fermiers et le vendaient aux exportateurs. Mais depuis que le secteur a
été libéralisé en 2000, les planteurs n'ont cessé
broyages locaux. Avec ce nouveau système, les magasins vendent les fèves
pour le compte des coopératives de planteurs au meilleur offrant,
généralement un exportateur. Les fermiers sont payés dans les 48 heures
suivant la transaction, via la coopérative.
« Beaucoup d'exportateurs utilisent ce système », a indiqué M. Zahie. « Il
leur permet d'éviter des problèmes de qualité ». ACE offre, a-t-il
affirmé, des garanties de qualité, qui évitent aux exportateurs
l'obligation de classer les fèves dans leurs entrepôts, tout en leur
faisant gagner du temps. Un négociant européen tempère cet optimisme, en
notant que lui même ne sait pas où trouver ces entrepôts l'information
circulerait mal qui, en outre, auraient manipulé moins de 1 % de la
récolte totale l'année dernière. Les données pour 2006 seront peut-être
plus décisives.
Marie-Christine Simonet
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