GUINEE EQUAT.

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ACTUALITES        ECONOMIQUES EN GUINEE EQUATORIALE

Une injonction de Malabo fait plier les compagnies aériennes
(05/02/2007)

Le coup de gueule du Premier ministre équato-guinéen Ricardo Mangue Obama Nfubea a porté ses fruits. Les compagnies aériennes française Air France et espagnole Iberia ont, pour l'une, baissé ses tarifs et, pour l'autre, accepté à nouveau des excédents de bagages, ont-elles indiqué séparément le 23 janvier.
Tout commence début janvier lorsque, invoquant des plaintes de passagers, le Premier ministre donne quinze jours à Air France-KLM, Iberia et aux compagnies suisse Swiss et espagnole Spanair pour améliorer leurs prestations, critiquant notamment des tarifs trop élevés.
Iberia et Spanair avaient aussi été désignées du doigt pour leur refus de tolérer le moindre excédent de bagages et pour un supposé mauvais service à bord.
Finalement, le groupe Air-France KLM accepte de réduire de 15 % le prix du billet en classe économique à destination de Paris « uniquement au départ de Malabo et sur certains tarifs ».
Selon son représentant en Guinée Équatoriale, François Gorce, les prix des billets restent toutefois « inchangés au départ de Paris ». « Nous avons également lancé sur le marché équato-guinéen des tarifs pour les jeunes de 12 à 24 ans à destination de la France » et mis en place de nouveaux tarifs « à partir de Malabo vers l'Europe, les États-Unis, le Canada et la Chine », a-t-il ajouté.
Quant au transporteur espagnol, il a « accepté d'admettre à nouveau les bagages en excédent, au prix de €20 le kilo », a déclaré le 23 janvier son représentant à Malabo, David Mesa, assurant aussi que « des dispositions avaient été prises pour améliorer les relations entre passagers et personnel d'Iberia », sans plus de précision. Selon la radio nationale, ni Swiss ni Spanair n'ont encore répondu à la sommation du gouvernement

LES PROCHES DU POUVOIR S'OFFRENT DES LOGEMENTS SOCIAUX
(16/10/2006)

Au moins un acquéreur sur cinq d'une cen­taine de logements sociaux mis en vente par l'État a des liens avec le pouvoir. Le programme immobilier de 3500 logements sociaux annoncé par le gouverne­ment bénéficiera-t-il à ceux qui en ont vraiment besoin ?
Lue à la radio nationale le 4 octobre, la liste des acquéreurs d'une centaine de « loge­ments sociaux », parmi les premiers mis en vente en mai par l'État pour faire face à la crise du logement à Bâta, capitale écono­mique de Guinée Équatoriale, fait apparaître une proximité d'au moins une vingtaine d'heureux nouveaux propriétaires avec le pouvoir du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema ou avec les ministres, anciens ou en fonction, ou avec des responsables du Parti démocratique de Guinée Équatoriale (PDGE) au pouvoir. Tous sont invités par la radio à s'acquitter auprès
du Trésor de FCFA 30 millions de FCFA (€ 45734), prix de mise en vente des appartements, dont la moitié payable au moment de l'acquisition.
La Guinée Équatoriale est devenue depuis le début des années 2000 le troisième produc­teur de brut subsaharien, une manne dont ne profite pas la majeure partie de la popula­tion. L'état s'est engagé à construire plus de 1500 logements sociaux à Malabo et près de 2000 à Bâta. Dans ces deux villes, l'explo­sion des loyers depuis le boom pétrolier du milieu des années 1990 a conduit une grande partie des habitants à s'entasser dans des bidonvilles insalubres. Un responsable du ministère des Infrastructures avait annoncé en mai la mise en vente des 400 premiers « logements sociaux » bâtis par l'État - des duplex de quatre pièces - pour faire face à la crise du logement à Malabo (150000 habi­tants) et Bâta (300000 habitants).

 

Les Russes arrivent
(09/10/2006)

Après les Américains, les Russes mettent à leur tour un pied en Guinée équatoriale. Le géant gazier Gaz-prom a conclu, le 27 septembre, un accord avec la Société nationale de gaz (Sonagaz) de Guinée équatoriale afin de créer une société conjointe de production de gaz naturel liquéfié (GNL) dans ce pays du golfe de Guinée. Les réserves gazières de la Guinée équatoriale, par ailleurs troisième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne, sont estimées par des experts à plus de 40 milliards de mètres cubes.
La signature du « mémorandum d'entente » par des dirigeants des deux sociétés a eu lieu en présence du vice-ministre équato-guinéen des Mines, de l'Industrie et de l'Energie, Gabriel Mbegha Obiang Lima. Ce « mémorandum d'entente „ évoque aussi « les futures négociations quant à sa distribution ». Selon un responsable de la Sonagaz, qui a requis l'anonymat, la société publique équato-guinéenne a également signé avec Gaz-prom, premier producteur mondial de gaz, un autre accord qui prévoit la « confidentialité » des informations échangées dans le cadre de leur col­laboration.
La Sonagaz a été créée en 2005 « en vue de tirer m bénéfice optimum » de la production de gaz équato-guinéen, que Malabo cherche à développer Depuis 2001, cette ressource naturelle est exploité en Guinée équatoriale par l'Atlantic Methanol Production Company (AMPCO), une société à capitaux majoritairement américains.