Tchad

Superficie :
1,284 millions de Km2

Population: 
 8,6  Millions d'hab

RNB : 240 $ /hab

RNB PPA:
1020 $  /hab

Ressource  D'exportation :
coton, bétail , pétrole 

Monnaie :  FCFA
1 $ vaut 650 FCFA 

 

                                                                                     

ACTUALITES  ECONOMIQUES AU TCHAD

 Pétrole  : Chevron et Petronas vont reprendre leurs activités
(23/10/2006)

Les choses sont rentrées dans l'ordre au Tchad après la conclusion le 7 octobre d'un accord entre le gouverne­ment tchadien et les compagnies pétrolières Chevron et Petronas prévoyant la reprise de leurs activités en échange du paiement de l'impôt sur les sociétés. Aux termes de cet agrément, les parties ont convenu de « l'invalidation de l'accord sur les avantages fiscaux signé en 2000 dans toutes ses dispositions », accord qui était l'objet du litige. Le gou­vernement accorde un crédit d'impôt de $ 64 millions aux deux compagnies qui ont accepté de verser l'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2005 et les 3/4 provisionnels de 2006, pour un montant global de $ 281649 974,95.
 


Le gouvernement s'éloigne de ses engagements

Le gouvernement tchadien a décidé de puiser plus largement dans ses gains pétroliers pour, notamment, payer ses fonctionnaires. Il changera à cet effet la loi qui régit les revenus de son or noir, a annoncé le 21 octobre le premier ministre Pascal Yoadimnadji. La modification de cette loi, dont la Banque mondiale (BM) avait exigé l'adoption en 1999 pour assurer la transparence de l'utilisation des revenus pétroliers, prévoit également le rapatriement d'un fond d'épargne destiné à la jeunesse.

L'annonce de cette mesure, intervient alors que la population tarde à bénéficier de l'exportation du pétrole débutée en 2003. "Le gouvernement souhaite modifier les dispositions de la loi portant sur la gestion des revenus pétroliers", qui se sont élevés en 2004 à $ 143 millions, a déclaré le Premier ministre. Selon cette loi, unique au monde, 10% des revenus pétroliers sont réservés au Fonds des générations futures, un compte d'épargne ouvert dans une institution internationale crédité à ce jour de quelque FCFA 20 milliards (30 millions d'euros). La totalité du reste est répartie entre les investissements dans les secteurs prioritaires (80%), le Trésor public (15%), et les collectivités de la région productrice de brut (5%).

Parmi les modifications prévues par la loi de finances 2006, M. Yoadimnadji a annoncé le relèvement à 30% de la part réservée au trésor public, afin de faciliter la paiement des salaires et pensions des agents de l'État. Il a prévu également le rapatriement au tchad du fonds des générations futures, et souhaité "élargir le concept de secteurs prioritaires" qui concerne pour l'instant les infrastructures, la santé, l'éducation, l'environnement, le développement rural et l'accès à l'eau. la Banque mondiale a rappelé pour sa part, le 25 octobre, que "la résolution des graves défaillances observées dans la gestion des finance publiques et reconnues par le gouvernement tchadien lui-mème, est primordiale pour atteindre les objectifs de réduction de la pauvreté du programme de gestion des revenus pétroliers. "Nous avons exprimé notre préoccupation aux autorités tchadiennes", a souligné le directeur des opérations de la Banque au tchad, Ali Khadr.